Plus d’un mois sans écrire. C’est mal, je dirais même plus. J’ai honte.
Pas que j’ai été à cours de conneries, loin de là même, simplement pas l’envie d’écrire (qui a dit youppie). Mais revenons à nos moutons et commençons un nouveau billet, histoire de ne pas trop chuter dans les statistiques de visite (à ce propos c’est dingue comme écrire sur la Comic Sans peut créer du trafic). Mais je m’égare à nouveau, faut croire que le fait de ne pas écrire pendant plus d’un mois produit une éjaculation prosaïque précoce.
Donc je disais, me voilà de retour et pour faire bonne figure je vais râler un bon coup. En bon professionnel que je suis, j’ingurgite des heures de pub par mois, histoire de voir par où vont les choses. Je ne suis pas un brillant sociologue, ni un sociologue tout court d’ailleurs, mais force est de constater que « la crise » a un effet assez inquiétant sur les annonces télé. Je ne parle pas des légions de créatifs et autres fils de pub qui sont venus grossier les chiffres du chômage ces derniers mois. Je parle du contenu des annonces.
Depuis un an une nouvelle mode fait fureur chez les annonceurs espagnols et les agences qui les conseillent : la chanson. Un gars a du se dire (en espagnol certainement, mais pour faciliter la lecture je me suis permis de le traduire):
C’est « la crise », et c’est bien triste. Ce n’est pas bon pour stimuler les consommateurs. Alors si on fait tout le monde chanter et danser, cela va les motiver et les ventes augmenter. Olé!
Je vous laisse ici trois pubs pris au hasard de cette dernière année pour illustrer mon propos, on se retrouve plus bas !
Et dès comme ça vous en trouvez à tous les coins d’écran. Une véritable fièvre lyrique s’est emparé des annonceurs espagnols. Une vraie souffrance. Cela devient vite fatiguant… Surtout qu’a force on confond tous les annonces.
De plus le meilleur annonce chanté en Espagne, s’est fait il y a bien longtemps. Avec un des meilleurs slogans jamais trouvé : Familia feliz, familia Philips. (traduit cela donne famille heureuse, famille Philips… sauf qu’en espagnol ça rime, surtout si l’on prononce Philips aves un bon accent andalous).
Après un petit relookage, me voici de retou. J’ai adapté un thème réalise para Geek with Laptop. Espérons qu’il m’inspire un peu plus que le dernier template (monsieur Titof j’ai juste laissé l’orange de l’icône RSS).
Mais revenons à nos moutons.
Cela fait plusieurs semaines que je noirci mon calepin Moleskine avec plein de trucs qui m’ont frappé. Il y a entre autres, quelques pubs et annonces publicitaires qui m’ont fortement interpellés. Aujourd’hui je voudrais m’arrêter sur la dernière pub de Caja Madrid. Caja Madrid est une grosse caisse d’épargne en Espagne. Depuis longtemps Caja Madrid base une bonne partie de sa communication sur son œuvre social. L’argument étant simple: si tu es chez Caja Madrid tu contribues à ce que le monde soit meilleur. L’année dernière, la protagoniste de la pub télé était une jeune fille en chaise roulante, qui dansait sur une scène avec une message du style avec Caja Madrid si tu veux, tu peux.
Cette année ils ont fait très fort. Les protagonistes de la nouvelle pub sont les habitant de Quetzaltenango un petit village du Guatemala. Où tout le monde (d’après la pub) à comme deuxième prénom Madrid. En effet dans leur immense générosité Caja Madrid a construit une maternité à Quetzaltenango et le bon peuple Quetzaltenangogtèque pour les remercier donne à tous leurs enfants «Madrid» comme deuxième prénom.
Cette pub m’a donné la nausée. On se croirait au temps de l’esclavagisme où le bon maître blanc donnait son nom de famille à ses braves esclaves, histoire de bien marquer sa propriété. On se croirait de retour aux années 60, du temps du colonialisme bienveillant. Du bon européen qui venait apporter un peu de bien être à ces pauvres sauvages. Ou il y a 500 ans quand les braves espagnols ont commis le plus sanglants des génocides de l’histoire en liquidant un continent entier au nom du Christ et la Couronne Espagnole. Heureusement que Caja Madrid est là pour apporter un peu de bien être aux misérables habitants du Guatemala, rendez-vous compte sans eux, les petits enfants de Quetzaltenango pourraient s’appeler « Paribas » comme deuxième prénom…. Quel horreur !