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août
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Bien manger à Barcelone: L’Office

Bien manger à Barcelone: L’Office

Etre au soleil c’est bien joli, mais parfois ce n’est pas suffisant. Et manger des tapas c’est sympa, mais cela ne fait pas oublier un bon camembert qui coule.

Il y a des trucs qui manquent cruellement ici en Espagne. Prenons un exemple au hasard : les yogourts. Visiblement ce n’est pas trop une coutume ici, la preuve en est que le rayon de produits laitiers fermetés est aussi fourni que le rayon chaussures pointure 39 à l’époque de gloire de Jaruzelski. Vous avez en gros le choix entre du yogourt nature, écrème et summum du luxe un yogourt grec. Loin sont les rayons infinis style matrix qui regorgent de multes variétés diverses et variés, dans tous les hypermarchés de l’hexagone. Et manger le même yogourt tous les jours cela lasse un peu, même si tu te le prépare en tapas.

Mais je radote, comme d’habitude dirons certains, je voulais vous parler d’un petit restaurant qui s’appelle L’Office. C’est un îlot gastronomique français, ancré dans la ville de Barcelone. Vous y trouverez un vrai tartare, une entrecôte avec une sauce bordelaise à en faire baver un macrobiotique militant, le meilleur céleri reculade au sud de Portbou, une meringue glacée à vous fâcher définitivement avec votre bascule…

Vous l’avez compris on y mange très bien. La carte de vin est un peu courte, mais intéressante. Les prix corrects par les temps qui courent, l’accueil chalereux et professionnel. Parfois cela traine un peu un longueur, surtout si l’affluence est nombreuse. Ils proposent un menu consistant à midi pour 16 €.

Un petit plus pour l’excellent pâté qui est offert en guise de bienvenue!

L’Office
Villaroel 227
Tel. 93 444 22 88
www.officebcn.com

avr
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Calçotada

_3140029Durant les mois de janvier à mars, quand vous vivez à Barcelone il devient difficile d’échapper à un week-end de calçotada . Des gens de bonne famille se réunissent (de préférence dans une ferme située au milieu de nulle part) pour manger, avec les mains, des oignons cramés au barbecue, le tout arrosé d’un vin qui pourrait trouer l’estomac d’un rhinocéros.

Les oignons en questions sont appelés «calçots». C’est un vulgaire oignon qui a été décalotté avant d’être planté et qui pendant sa croissance est enveloppé progressivement de terre pour qu’il pousse comme un poireau. Cela a donc la forme d’un poireau, mais le goût d’un oignon tendre. Une fois que le calçot est à la fin de sa croissance verticale, il est arraché de la terre et se retrouve avec ses frères calçots sur un gigantesque grille, où il va se faire carboniser, de préférence sur un feu préparé avec du bois de pieds de vignes. Quand sa première peau est noire comme le charbon, on le retire du feu et on l’enveloppe avec une dizaine de ses compagnons dans du papier journal (pour qu’il reste tendre). On l’amène ainsi paré, à table, où une horde de gastronomes du dimanches l’attend le ventre affamé.

Pour manger un calçot avec classe et élégance, il faut avoir la main ferme et le geste précis. Vous saisissiez de la main gauche l’extrême supérieur du calçot, et même temps,avec la main droite, vous coincez délicatement, mais sûrement, le bout inférieur carbonisé et d’un geste inéquivoque vous débarrassez le pauvre calçot de sa peau carbonisé.

Si vous avez procédé comme il se doit, vous vous trouvez avec un calçot dénudé à la chaire blanche virginale. Ne vous laissez point émouvoir par ce spectacle et sans vous attarder plus que nécessaire plongez généreusement le calçot dans la sauce prévue à cet effet (sauce nommé salvitxada par le fière peuple catalan ou sauce romesco par le commun des mortels). Une fois votre calçot onctueusement recouvert, portez le directement à votre bouche et tel un avaleur d’épées, engloutissez-le. Attention ne on mange que la partie blanche, avaler les feuilles vertes peut être interprété comme un manque de savoir vivre. Répétez tout ce procédé un bonne vingtaine de fois, vous pouvez alterner avec un petit coup de rouge. Si jamais mes explications vous semblent confuses, voir incompréhensibles,vous avez toujours la possibilité de voir ce que youtube en dit.

Une fois que vous croyez qu’il devient humainement impossible de manger plus, on vous apporte la grillade. En effet il serait dommage de ne pas profiter des cendres du barbecue pour faire cuire quelles côtes de porc, des saucisses, du lapin et quelques cuisses de poulets.
De retour chez vous, le ventre tendu et l’haleine incertain, vous vous jurez qu’on ne vous y rependra plus jamais, du moins pas avant l’année prochaine !

juin
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Dos palillos, LE restaurant asiatique de Barcelone

Dos palillos, le restoDécouverte majeure dans le Raval. Alleloujah mes frères ! Enfin un vrai restaurant asiatique à Barcelone. Hier soir ma chère et tendre épouse a eu l’excellente idée de m’amener manger à « Dos pallilos » un bar-resto qui vient d’ouvrir Calle Elisabets, juste à côté de l’Hôtel Camper.

L’idée du chef, Albert Raurich, ancien chef de cuisine du Bulli, est de unifier deux philosophies culinaires celle de l’Espagne de l’Asie. Prenant comme vecteur culturel les « palillos » utilisés dans les deux cas pour apporter les aliments à la bouche. Il a réussi à trouver un équilibre parfait entre les « tapas » ibériques et asiatiques. Tout d’abord architecturalement, l’entrée de « dos pallilos » est un hymne au bar barcelonais d’en temps. Objets kitchs, bar en marbre, carrelage insultant la vue, même une télé allumée participe à créer une ambiance de bar typique du Raval. Mais attention un bar peut en cacher un autre ! Dans la deuxième salle, contraste incroyable. Je crois me retrouver dans un resto de Shibuya, décor minimal en bois, lumières tamisées, un grand bar qui fait le tour de la cuisine, une vingtaine de places. Une fois assis on jette un rapide coup d’œil à la carte et on se décide très vite pour le menu de dégustation histoire de découvrir tous les horizons que nous propose Albert Raurich. Il vient personnellement prendre la commande, s’inquiétant pour nos goûts. Et très rapidement commence un véritable festival gastronomique : Tomate cherry en Tempura avec wasabi, huître chaude au miso, maki de thon (un maki do-it-yourself, on nous remet les feuilles d’algue, le thon et le riz), sunomono de sardines au vinaigre, wok de petits légumes, flam de mangue et j’en oublie. De produits de première qualité, et des plats succulants ! En fermant les yeux je me croyais de retour au Japon ! Ajoutant à cela un service excellent, des prix raisonnables (l’eau y est à 2 euros, je connais peu de restos de cette qualité où l’eau est à ce prix), et l’on peut que féliciter Albert Raurich et son équipe pour cette initiative ! Longue vie au « dos palillos », je ne sais pas si on peut-être fanboy d’un resto, mais moi je le suis depuis hier soir !

Sunomono de sardines en vinaigreTomate Cherry en Tempura evc Wasabi