Sale temps pour les barbes de 5 jours (avec coefficient de variation de plus au moins 72 heures). Jeudi dernier, en déplacement profesionnel à Madrid je me suis fait contrôler à tout bout de champ par des services d’ordre divers et variés. Si l’on met de côté que maintenant pour passer sous le détecteur à metaux il faut se mettre presque à poil et que malgré cela, cette satanée machine continue à biper, il y a un truc qui me paraît un peu surréaliste:
Vu que j’avais deux heures à tuer avant de reprendre mon vol vers Barcelone, je suis allé au musée del Prado pour visiter l’expo temporaire qu’ils consacrent à l’œuvre de Francis Bacon. Je mourrais d’envie de voir cette rétrospective sur son travail, car c’est un artiste qui m’a toujours fasciné et que je trouve néanmoins très difficile d’accès. N’ayant jamais eu l’occasion d’aller au TATE où le gros de son œuvre est exposée, l’expo du Prado était l’endroit idéal pour me faire une idée détaillée de son travail (faut dire que le TATE a apporté une quantité non négligeable des tableaux de Londres à Madrid pour l’occasion).
L’expo est très bien montée à mon goût, créant des espaces par conceptes (Animal, Zone, Appréhension, Crucifixion, Crise, Archive, Portraits, Memorial, Epique et Final), permettant ainsi un approche plus facile du travail de Bacon. Les variations sur le portrait du Pape Innocent X de Vélazques et la série des Hommes Blues m’ont énormément impressionnés. Il y a une force, une brutalité terrible dans ces traits. C’est vraiment la synthèse de ce que l’homme peux avoir de plus monstrueux au fond de son âme. Bref je recommande cette expo si vous passez à Madrid avant la fin mai.
Cela étant dit, je reviens à mes premiers propos. En laissant mes affaires au vestiaire du Prado. La sécurité à passé mon sac au scanner. Voyant que j’avais un ordinateur on m’a obligé de l’allumer et de lancer une application pour montrer qu’il fonctionnait… Je n’ai pas très bien compris pourquoi… S »ils le passent au scanner, ils doivent bien voir qu’il n’est pas bourré d’explosifs, non?
Chose encore plus curieuse, en prenant l’avion de retour à Barcelone, on m’a refait le même coup à l’aéroport. Si quelqu’un peut éclairer ma lanterne…

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