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août
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La marrée monte

La marrée monte

Mine de rien, j’écris de manière régulière, toutes les 6 mois. Je suis d’accord c’est un peu espacé, mais on ne peut pas me reprocher que cela ne sois pas régulier.

Mais je commence vraiment à croire que ce n’est peut-être pas suffisamment régulier, tout d’abord parce que du coup je voudrais parler de 25 milles trucs et que je ne sais pas trop par quel bout prendre ma prose et deuxièmement parce que mes stats google analytics ressemblent furieusement aux courbes de la bourse de ces derniers jours, et mine de rien cela me met un peu de baume au coeur de savoir que je suis lu par plus qu’un seul gugusse (même s’il travaille pour propager la bonne parole et qu’il écoute de la musique sautillante).

Et il s’en est passé des choses depuis avril, premièrement j’ai retrouvé ma figure de jeune homme, si j’y pense bien je n’ai jamais eu une figure de jeune homme, j’ai perdu plus de 20 kilos et je maintiens mon poids, mon diabète est complètement contrôlé et même que mes derniers analyses de sang sentaient le bilan de santé de François Mitterrand au temps de sa splendeur, tous les indicateurs dans le vert, mon hémoglobine A1c (qui permet de tracer le sucre sur 3 mois dans le sang) était aussi normale qu’un coma éthylique à la réunion annuelle de l’amicale de buveurs bavarois de bière. Je galope tous les 2 jours entre 6 et 8 kilomètres, je suis un petit gros réinséré.

Donc demain une nouvelle entrée, soyons fous une entrée par jour pendant deux semaines… qui a dit pas cap?

fév
4

C’était mieux avant: aujourd’hui les mails

L’autre jour en faisant semblant de ranger une armoire pleine de trucs indispensables à mes yeux et encombrants selon ma tendre épouse, je suis tombé sur un vieux classeur bourré de lettres. C’était en grande partie une correspondance que j’ai maintenu pendant plusieurs années avec une camarade de classe, dont j’avais été, faut-il l’avouer, éperdument amoureux durant mes années boutonneuses (bon,  soyons honnêtes, je n’étais pas boutonneux et heureusement, parce que c’était déjà assez difficile comme ça).

Je me souviens même, que je lui avais dédié plusieurs poèmes enflammés et passionnés, dont la qualité littéraire n’aurait même pas arraché une larme d’émotion à ma propre mère. Mais, qui avaient fait bien rire, à mes dépends, un wagon entier de voyageurs dans un train régional (y pas à dire, l’adolescence c’est trash). Mais revenons à nos lettres, en les relisant je me suis rendu compte que cela fait une éternité que je n’en ai écrit plus. Je tape des mails. Rien d’original, tout le monde sait que les mails ont tué le facteur. Je suis d’accord. Mais cela mérite néanmoins une petite réflexion, c’est dimanche matin, pas d’enfants ou femme à l’horizon (ils sont au ski), pas de match de rugby non plus, c’est le moment idéal pour faire une peu de philosophie de bistrot.

Pour mon travaille j’écris beaucoup, et là chose étonnante je commence toujours par écrire sur du papier. Tout le processus « créatif », désolé pour utiliser des gros mots, se fait avec ma plume à encre et du papier. Je peux ainsi noircir plusieurs pages d’idées ou de conneries, c’est selon. Par contre quand j’écris sur mon blog, c’est direct sur l’ordinateur. Je dois être un romantique incorrigible (cf. plus haut), mais j’ai la sensation que le fait de ne plus passer par le papier tue l’âme d’un texte. Pas que j’ai une quelconque prétention avec ce blog, mais force est de constater qu’il est plus facile d’étaler des lignes et de lignes de texte en frappant sur un clavier, que noircir des pages à la force du poigné.

Je suis même persuadé qu’une même lettre envoyée par courrier ordinaire est émotivement plus forte  que son clone électronique. A force de pouvoir envoyer des messages qui sont instantanés, Mails, SMS ou Messenger le texte devient comme un vin de tétra bric. Il n’a pas le temps de prendre du corps, de développer ses nuances, sa force. Le texte est devenu un produit de consommation rapide, de lire et jeter. La correspondance a perdu son identité, plus de calligraphie, plus de papier à lettre, tout est en Arial (et si votre correspondant vous veut vraiment du mal, en Comic Sans). On peut ainsi passer d’un mail vous promettant d’élargir de 10[cm] votre pénis à un autre vous apprenant le décès d’une connaissance. Tout cela dans le même format, sur le même écran.

Je regrette le contact avec le papier, oui décidément je dois vraiment être un romantique incorrigible.

nov
3

Le syndrome de l’écran blanc

Pas très sérieux tout ça, un mois et des miettes sans laisser de nouvelles !

Je pourrais dire que j’ai beaucoup de travail (ce qui est vrai), que mes petits monstres me prennent beaucoup de temps (hélas pas assez à mon goût), mais la raison est plus simple, je n’arrive pas à écrire en ce moment (enfin s’exclament les défenseurs de langue française), je me suis retrouvé au moins15 fois complètement désœuvré devant mon écran. Avec ce curseur à la con, qui clignote, comme s’il me lançait un défi : « Chiche que t’es pas cap d’aligner trois mots de suite ! »

Et pourtant en un mois, il s’en est passé des choses. Des choses qui seraient digne d’intérêt, en tout cas pour les malheureux qui s’aventurent sur ce blog. Par exemple il y a deux semaines je suis aller à la remise des prix des Oxcars organisé par l’EXGAE.

L’EXGAE est une association qui propose une alternative à la SGAE (société des droit d’auteurs) en mettant en avant des structures comme Creative Commons et la libre circulation des idées. La soirée avait comme vocation d’encourager la libre circulation de la culture, que ce soit les auteurs eux-mêmes qui gèrent leurs droits et pas de multinationales. Des propos plus que louables qui valent la peine d’être encouragés.

La remise des prix était très réussie, avec des artistes invités (dont des choses très curieuse comme les performances de Brent Simon ou le toujours très provocateur Leo Basi).

Quelle belle soirée !

PS : Je commence à croire que mon pote Titof à raison… L’orange ce n’est pas bien. C’est peut-être pour cela que j’écris moins. Je vais faire une petite étude Fenshui sur la ligne graphique de ce blog et voir ce qui cloche.