Obéissant religieusement à la statistique ibérique qui dit que le premier week-end d’août il faut se jeter sur les routes, nous avons pris nos vacances le 1er août. Et histoire de faire vraiment le Bidochon version Cervantes moyen, nous avons roulé pendant plus de 1200 kilomètres pour arriver à l’autre bout de l’Espagne. Enfin quand je dis : nous avons roulé, c’est une façon de parler, je dois avouer que pour une fois je sors de la moyenne, je n’ai pas mon permis de conduire. Certains y voient un manque certain de virilité, voir un déshonneur profond et il y en a même qui se disent que finalement je dois avoir une capacité cérébrale réduite… Et ils ont tous pas forcément tort!

Mais attention, j’ai promis, après une gentille suggestion de la part de ma tendre épouse, de passer mon permis avant la fin de l’année. Elle m’a parlé d’une école où en une semaine ; on peut passer son permis. Je m’imagine déjà l’instructeur chef, aux allures d’un Clint Eastwood mal embouché, me hurler dessus au petit matin : «Alors couille molle : sur une route de campagne est-ce que tu as le droit de dépasser un tracteur si celui-ci est équipé d’une moissonneuse-batteuse ? Râclure de fond de capote, tu as révisé ton code la route, ou t’es tellement con qu’il faudra te le faire rentrer par ton trou du cul ? » Ça promet!

Donc nous sommes au sud, en Andalousie, à Cadiz pour être précis. Dans une jolie maison pas loin de la mer. Première constation l’enfant andalou est comme le lapin des pilles Duracell, il dure et dure. Il n’est pas loin de 23.00 et il y une horde gamins de tous âges, les plus petits doivent pas avoir plus de trois ans, qui courent, crient et jouent dans la rue. Chose curieuse, entendre jouer des enfants dans la rue c’est agréable, ce n’est pas à Barcelone que cela arriverait, et c’est bien dommage. J’espère profiter de ces vacances pour écrire plus régulièrement, au pire je ferais une critique d’un album de musique progressif (le rédacteur de ce blog tient à s’excuser auprès de ses lecteurs pour ce dernier gag, qui est, ce qu’on appelle communément un « private joke » ou si vous préférez un gag qui ne fait rire que son auteur et avec un peu de chance la personne à qu’il est adressé, l’auteur tient aussi à préciser que c’est son blog et qu’il fait ce qu’il veut, non mais).

La suite au prochain épisode !