Parmi les multiples défauts qui font mon charme, il y en a un qu’il ne fait pas bon d’aérer dans les milieu branchés et hypes… J’aime le foot. Oui mon bon monsieur, voir courir 22 gars derrière un ballon cela me fait kiffer, tirez-en les conclusions que vous voudrez. Mais soyons plus précis, j’aime regarder du foot à la télé, parce que pour jouer je ne jure que par le rugby… Je viens d’aggraver mon cas, j’aime regarder des gars en short et faire des mêlées avec des bonhommes de 120 kilos, et les films de gladiateurs me demanderiez-vous?
Mes revenons à nos shorts. Comme tout hooligan en puissance j’ai une équipe de prédilection, et c’est le FC Barcelona. N’allez pas croire que c’est par opportunisme ou par volonté d’intégration. Non; déjà tout petit quand mon grand-père me vantait les mérites du Real Madrid (ma famille du côté de mon père est de Madrid), moi j’encensai que les dribles de Cruijff, Schuster, Maradona ou Romario. Depuis mon arrivée à Barcelone j’ai pu assister à plusieurs matchs au Camp Nou, mais ce que j’aime par dessus tout, c’est d’aller dans un bar et discuter avec les petits vieux qui commentent le match de manière bien plus intéressante que le locuteur sportif de service. Le verbe fleuri et la vanne facile font que les 90 minutes de foot se transforment en une expérience haute en couleurs.
Mais voilà quelque chose a changé. Depuis le début de saison le Barça à un nouveau entraineur, et avec lui tout est partie en couille ! Figurez que cet idiot a fait du Barça une équipe extraordinaire. Depuis septembre ils ont seulement perdu trois matchs, ils marquent en moyenne plus de trois buts par match, le deuxième au classement est à 12 point derrière eux… Bref une machine à gagner et cerise sur le gâteau, le Barça déploie un football proche de la perfection, une véritable symphonie tactique et athlétique. Et pourquoi je râle alors me demanderiez-vous ? Mais justement à cause de sa, on ne peut plus râler. On ne plus se plaindre de l’équipe, souffrir, se rappeler aux bons souvenirs des mères des joueurs (heureusement qu’il nous reste la progénitrice de l’arbitre). Depuis le début de saison mes petits vieux du bar sont déroutés tout ce vocabulaire d’insultes, de jérémiades et de désolation ne leur sert à plus rien. Allez les gars (je m’adresse ici aux joueurs pas aux petits vieux), une petite défaite, une petite crise de confiance… Histoire qu’on ne se sente pas inutile!









