Le week-end dernière nous fêtions avec matendreepouse™ nos six ans de mariage. Matendreepouse™ a eu la très bon idée de m’amener (on est un couple moderne, cela m’arrange bien du coup) dans un resto japonais dont on nous avait dit beaucoup de bien. Le Kokoro, terme japonais qui désigne le cœur de quelque chose, l’âme en somme, je simplifie parce que c’est plus complexe que ça.
Le restaurant est petit et accueillant. Quatre ou cinq tables, on peut aussi manger au bar et voir le chef à l’œuvre. Décoration minimale, jolie parquet et un éclairage un peu trop violant en salle.
Le service est remarquable, simple, poli et chaleureux. C’est la femme du chef qui s’en charge, une catalane qui a épousé un japonais, le chef donc. La combinaison marche à merveille.
Mais venons à ce qui nous intéresse, la nourriture ! La carte est un menu unique qui change toutes les deux semaines, spécialisé en cuisine Kaiseki, nous avons eu droit à un véritable festin pour nos sens. La cuisine kaiseki obéit à des règles strictes. Les plats sont servis dans un ordre précis respectant certains usages. Chaque légume, chaque poisson doivent être de saison. Ils sont mis en scènes dans de multiples plats en laque, en porcelaine ou en bambou.
Le menu du Kokro est composé de sept plats et un dessert. Aucun plat n’a déçu, sortent du lot l’Otsukuri (お造り), un sashimi avec des coquilles Saintes Jaques, thon et un autre poisson dont le nom m’échappe. L’Agemono (揚げ物), un tempura de kaki, artichauts et un rouget incroyable. Sans oublier le Yakimono (焼き物), des dés de veau avec une sauce ponzu à en faire pleurer un végétarien militant.
Le Kokoro offre aussi un large choix de Sakes qui accompagnent à merveille le repas.
Je ne peux que vous recommander l’endroit, c’est un voyage à Kyoto au coeur de Barcelone.
Kokoro
Regàs 35
08006 Barcelona
Tel: 93 501 93 40 (ouvert le soir seulement)

Subscribe
Depuis mon retour du Japon j’ai un peu de mal avec les restos japonais de Barcelone. Je ne veux pas me la jouer élitiste de la baguette, mais il manque un je ne sais quoi dans les plats que je déguste ici. Heureusement j’ai trouvé de quoi calmer mes exigences nippones dans le centre ville de Barcelone. Au croisement de
Ce que j’aime bien de Barcelone c’est son côté cosmopolite. J’ai ainsi connu il y a un certain temps au tour d’un verre Yoshi, un japonais qui était venu étudier le stylisme et qui pour prolonger son séjour à Barcelone travaille comme cuisinier. Il y a quelques jours je suis aller avec ma tendre épouse® manger dans le nouveau resto où il travaille et qui vient d’ouvrir.
Parfois j’ai l’impression que je deviens un vieux grognon… Mais il y a des trucs qui me dépassent. Par exemple en hiver à Barcelone certains restaurants et cafés installent sur leurs terrasses des chauffages à l’extérieur. Pour moi c’est une aberration, d’abord à Barcelone il ne fait pas froid en hiver (faut dire que 4 ans au Danemark ça forge un homme) et s’il fait froid aller à l’intérieur… Mais chauffer dehors et dedans deviens un peu le climax du gaspillage à outrance… Mais pourquoi nous parle-t’il de chauffage en plein été se dira le lecteur étouffé par la vague de chaleur qui l’assaille… Bein justement, figurez-vous que ce weekend en promenade avec mes petits monstres et ma tendre épouse on s’est arrêté à la terrasse du 







