Archive for the ‘Philosphie de bistrot’ Category

sept
5

La peur du loup qui a la grippe!

La peur du loup qui a la grippe!

L’autre jour en jetant  un œil distrait sur les stats du blog (cela me fait penser que j’aimerais bien savoir qui lit régulièrement mes conneries depuis l’île de Mayotte), j’ai découvert que j’avais des liens rentrant depuis un site au nom bizarre de patatepoilpoulette (oui vraiment c’est bizarre), et j’y suis aller jeter un œil, pour une fois que j’ai un référencement qui ne vienne pas d’un pote….

Visiblement c’est le blog d’une fille qui s’appelle Marie et qui comme moi à tendance à parler de tout et n’importe quoi, c’est certainement ce qui m’a valu le référencement.

En lisant ses posts, je suis tombé un sur un truc qui me turlupine depuis un certain temps, j’ai nommé, attention roulement de tambours, le publique retient son souffle et se lave les mains : La grippe A.

En Espagne ces derniers mois les journaux ne parlent que d’elle (de la grippe pas de Marie, qui a un blog qui s’appelle patatepoilpoulette, faut suivre là-bas au fond).  Entre les pages consacrées à la crise et la grippe A, il reste à peine quelques misérables lignes pour parler de choses importantes comme le football.

Il y a tellement d’infos que je ne sais plus si on va tous mourir ou s’il faut vite acheter plein d’actions de Roche et au passage féliciter son directeur du marketing. J’ai l’impression que tout le monde cri au loup, mais que le jour où le loup sera vraiment là, plus personne le prendra au sérieux… Je rappelle pour la petite histoire qu’il y a deux ans, on devait tous mourir de la grippe aviaire.

Un joyeux bordel, visiblement on n’est plus capable de régler les choses avec du calme et du bon sens, tout doit se faire dans la peur… La peur du terrorisme, la peur de la débâcle économique, la peur sanitaire, la peur sociale, la peur jaune, la peur de descendre en deuxième division…

On rigole je vous dit… et dire qu’avec tout ça, on attend avec matendreepouse™ un troisième petit monstre pour février… Des parents irresponsables je vous dit !

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juin
3

C’était mieux avant: Les petits écoliers

Non, je ne tiens pas une rubrique pour prêtres lubriques, je veux parler du Petit Ecolier de Lu. Les petits beurre avec du chocolat. Il y a un certain temps, Lu a été achété par Kraft le géant américian de l’alimentation, qui entre autres est le propriétaire de Milka (oui ma petite dame, la petite vache violette n’est pas Suisse, mais américaine). Et ni une, ni deux, voilà que sur les Petits Ecoliers il y a du chocolat Milka… Ils ont même osé enlever le dessin du Petit Ecolier sur le chocolat des biscuits, à la place on retrouve le logo de Milka. Déjà que le chocolat Milka est au chocolat ce que Benny B est au rap, mais si en plus on détruit nos souvenirs d’enfance à coup de fusions de marques, on est mal. C’est moi qui vous le dit!

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juin
0

Dans l’intimité de l’isoloir

Décidément il règne chez moi une indiscipline narrative qui commence à m’inquiéter… il faudra peut-être prendre des mesures expéditives (qui crie le fouet, le fouet ?) pour y remédier.

Hier, en bon citoyen modèle je suis aller voter, chose rare j’ai pu y aller avec matendreepouse™. Elle a le sérieux défaut d’être française et peut donc uniquement voter pour les européennes en Espagne…

Donc, nous voilà au bureau de vote en amoureux, ou presque, en famille on va dire, vu que chacun de nous était accompagné d’une créature qui fait du bruit et qui trouve que les bulletins de vote feraient de superbes confettis.

Et voilà que matendreepouse™ se fige, et me regarde comme une tendreepouse™ qui cherche le soutien de sonmariquiassuregrave©, elle me dit d’une voix discrète : « Mais…. Il y a un seul isoloir ». Et c’est vrai, cela ne m’avait jusqu’à maintenant jamais frappé, dans les bureaux de votes de Barcelone (je ne sais pas si c’est pareille ailleurs en Espagne), il y a un seul isoloir et surtout personne l’utilise. Moi cela ne m’a jamais gêné, je prends mon petit bulletin et je le glisse dans une enveloppe. Mais à matendreepouse™ , qui vient du berceau de la démocratie moderne, cela l’a profondément choqué.

Finalement le vote ici est plus écologique, personne ne prend un bulletin pour chaque parti représenté pour en choisir un seul dans l’isoloir. Cela a comme conséquence, qu’avec un simple coup d’œil on peut savoir par où vont les tendances. Du coup je me suis rendu compte que dans mon quartier ça vote pas mal à droite, à droite nationaliste. Mais bon ça c’est une autre histoire !

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avr
5

Comic Sans is not a font

Il y a des jours où l’on croit être seul sur terre, incompris et abandonné. C’est pourquoi j’aime beaucoup internet. Un petit coup de Google et on se sent moins con. Une de mes phobies (en dehors des gars de plus de 25 ans qui font du skate) c’est la typographie Comic Sans. Cette typo immonde installée d’office dans Office (oui je sais elle est très facile, mais bon, je m’amuse comme je peux) a détruit logos, textes, affiches et autres supports visuels comme une armada de sauterelles affamées un champ de blé fertile. Oui mesdames et messieurs. La Comic Sans est abominable. C’est une verrue sur le nez de Joconde, une goûte de ketchup sur un bœuf bourguignon, un banjo dans un quintet de Jazz (oui j’ai la phobie du banjo). Vous l’avez compris, je n’aime pas la Comic Sans. On dirait une typographie faite pour un enfant de 5 ans (et c’est le cas, mais je suis cynique de base, pas en option). Dès que deux mots se suivent, c’est illisible. Et le pire de tout, c’est qu’elle est partout. Sans aller plus loin mon Directeur Général vénéré envoie ses mémos en Comic Sans (non je n’ai pas dit qu’il avait 5 ans, déconnez pas j’ai une famille à maintenir). Donc j’ai la phobie de la Comic Sans, mais j’ai découvert un site où plein de gens ont la même phobie. Du coup je me sens moi seul, presque bien. A quand les thérapies de groupe Comic Sans. Pour en savoir plus voici un excellent reportage qui illustrera bien mieux, que ma propose incertaine, mes propos!

Comic Sans from Sam and Anita on Vimeo.

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fév
4

C’était mieux avant: aujourd’hui les mails

L’autre jour en faisant semblant de ranger une armoire pleine de trucs indispensables à mes yeux et encombrants selon ma tendre épouse, je suis tombé sur un vieux classeur bourré de lettres. C’était en grande partie une correspondance que j’ai maintenu pendant plusieurs années avec une camarade de classe, dont j’avais été, faut-il l’avouer, éperdument amoureux durant mes années boutonneuses (bon,  soyons honnêtes, je n’étais pas boutonneux et heureusement, parce que c’était déjà assez difficile comme ça).

Je me souviens même, que je lui avais dédié plusieurs poèmes enflammés et passionnés, dont la qualité littéraire n’aurait même pas arraché une larme d’émotion à ma propre mère. Mais, qui avaient fait bien rire, à mes dépends, un wagon entier de voyageurs dans un train régional (y pas à dire, l’adolescence c’est trash). Mais revenons à nos lettres, en les relisant je me suis rendu compte que cela fait une éternité que je n’en ai écrit plus. Je tape des mails. Rien d’original, tout le monde sait que les mails ont tué le facteur. Je suis d’accord. Mais cela mérite néanmoins une petite réflexion, c’est dimanche matin, pas d’enfants ou femme à l’horizon (ils sont au ski), pas de match de rugby non plus, c’est le moment idéal pour faire une peu de philosophie de bistrot.

Pour mon travaille j’écris beaucoup, et là chose étonnante je commence toujours par écrire sur du papier. Tout le processus « créatif », désolé pour utiliser des gros mots, se fait avec ma plume à encre et du papier. Je peux ainsi noircir plusieurs pages d’idées ou de conneries, c’est selon. Par contre quand j’écris sur mon blog, c’est direct sur l’ordinateur. Je dois être un romantique incorrigible (cf. plus haut), mais j’ai la sensation que le fait de ne plus passer par le papier tue l’âme d’un texte. Pas que j’ai une quelconque prétention avec ce blog, mais force est de constater qu’il est plus facile d’étaler des lignes et de lignes de texte en frappant sur un clavier, que noircir des pages à la force du poigné.

Je suis même persuadé qu’une même lettre envoyée par courrier ordinaire est émotivement plus forte  que son clone électronique. A force de pouvoir envoyer des messages qui sont instantanés, Mails, SMS ou Messenger le texte devient comme un vin de tétra bric. Il n’a pas le temps de prendre du corps, de développer ses nuances, sa force. Le texte est devenu un produit de consommation rapide, de lire et jeter. La correspondance a perdu son identité, plus de calligraphie, plus de papier à lettre, tout est en Arial (et si votre correspondant vous veut vraiment du mal, en Comic Sans). On peut ainsi passer d’un mail vous promettant d’élargir de 10[cm] votre pénis à un autre vous apprenant le décès d’une connaissance. Tout cela dans le même format, sur le même écran.

Je regrette le contact avec le papier, oui décidément je dois vraiment être un romantique incorrigible.

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