Autant le dire tout de suite, hier j’ai découvert que le cinéma grand spectacle ne sera plus jamais pareil. Hier pendant trois heures j’ai été scotché à mon siège, hilare comme un gamin qui vient de se rendre compte que le père noël finalement existe vraiment. Hier pendant trois heures j’étais transporté sur la planète Pandora, j’ai visité un monde merveilleux, sauvage et coloré, j’ai assisté à des batailles épiques. Hier en sortant du cinéma, je me sentais vidé, étrange, comme si je revenais de voyage et que je mourrais envie d’y retourner.
Avatar de James Cameron est à mon avis une très grande réussite. C’est un véritable spectacle, une création artistique et graphique époustouflante. Il réussi avec une version de Pocahontas à la sauce science-fiction de tenir le spectateur en haleine non loin de trois heures. L’utilisation de la 3D donne une tout nouvelle dimension, désolé je n’ai pas pu m’empêcher, à la narration. On se retrouve au cœur de l’action, c’est une sensation étrange au début, mais très vite on se laisse prendre au jeu.
En un mot du grand spectacle, et dire que pour 2011 il prépare l’adaptation de Gunnm au cinéma. C’est noël !
La bonne découverte du mois c’est la série Modern Family. Cette nouvelle série de la chaine ABC nous présente sous la forme de « documentaire » le quotidien de trois familles. Celle de Jay (l’excellent Ed O’Neil de Marié, deux enfants), la famille de sa fille Claire et finalement la la famille de son fils Mitchell.
Jay est divorcé après 35 ans de vie commune avec la mère de ses deux enfants et il s’est remarié avec une plantureuse colombienne, Gloria, qui a un fils d’un premier mariage, Manny.
Claire est mariée et a trois enfants, sa fille ainée est en pleine crise d’adolescence, sa deuxième fille n’est jamais d’accord sur rien et son fils aime faire du trampoline en culottes avec un carton sur sa tête. Son mari est le gars qui veut être cool, mais est en réalité une andouille de première, donc on peut dire sans peine que Claire a 4 enfants…
Mitchell est homosexuel et vient, avec son compagnon, d’adopter une petite fille vietnamienne. Lui a toujours un peu de peine à vivre son homosexualité au grand jour, tandis que son compagnon Cameron est tout le contraire.
Les trois premiers épisodes sont très bons, des dialogues exquis, et un humour qui sens plus le roastbeef que l’hamburger. J’en veux pour preuve un extrait de dialogue d’un épisode.
Gloria :
« Moi j’ai toujours voulu avoir une fille, pour l’habiller, la coiffer, la maquiller. C’est pour ça, que pendant sa première année, j’ai habillé Manny comme une fille, j’ai arrêté avant qu’il s’en rende compte. Un jour il est tombé sur des photos de cette époque là, pour ne pas le traumatiser je lui ai dit que c’était des photos de sa défunte sœur jumelle ».
Il y a des choses qu’il ne vaut mieux pas dire quand on est un jouer de rugby de 1m80 et 105 kilos, mais aujourd’hui je fais mon coming out! J’aime les comédies musicales! Voilà c’est dit, je me sens mieux du coup! Et j’en profite pour vous parler d’une série qui s’appelle Glee. Crée par Ryan Murphy, créateur de la série Nip/Tuck, l’action se déroule d’un lycée du Midwest où un professeur d’espagnol en quête de lui-même reprend la chorale de l’école. Malheureusement entre l’équipe de football américain et les cheerleaders il ne reste plus beaucoup de place pour la chorale, qui est le lieu de rendez-vous des « loosers » du lycée.
Soyons clairs il faut aimer que de but en blanc les gens se mettent à chanter, cela étant dit c’est une comédie très bien montée avec un regard acide sur le modèle américain de réussite, de l’humour noire et d’excellents comédiens. On y retrouve d’ailleurs l’acteur Stephen Tobolowsky (Bob Bishop de la série Heroes) dans un excellent rôle.
Je ne sais pas si c’est l’âge, ou le simple fait de jouer à des jeux vidéos depuis mes 6 ans, mais rare sont les jeux qui au jour d’aujourd’hui arrivent à m’enthousiasmer… Suis plutôt comme l’un des petits vieux du Muppet Show chaque fois que j’essaie quelque chose de nouveau, je râle, suis pas content. Parce que finalement des jeux qui vous surprennent vraiment il y a n’en a pas tant que ça. On est assez souvent devant un remake plus jolie (pas toujours vrai), plus jouable (rarement vrai) d’un ancien hit.
Mais ce weekend j’ai eu un petit coup de foudre, pas de quoi avoir un orgasme multiple non plus, mais en tout cas un je lui ai trouvé unje ne sais quoi!
J’ai joué a Fat Princess un CTF revisité avec brio par Titan Studios. Tout d’abord dans Fat Princess le flag c’est une princesse, personnellement j’ai toujours trouvé très con de se battre pour un drapeau, je trouve que s’exploser la gueule pour une princesse c’est nettement plus classe. Deuxième point : on peut donner à manger à la princesse, comme ça elle prend du poids et du coup elle devient beaucoup plus difficile à porter, si jamais l’équipe d’en face essaieraient de partir avec elle par exemple et c’est bien connu une princesse ne marche pas toute seule, elle se fait porter. Troisième petit plus, cela se joue 16 contre 16 et surtout on a le choix entre 5 classes de joueurs (prêtre, guerrier, mage, ouvrier et ranger) il suffit pour cela de mettre le chapeau qui représente la classe que vous voulez jouer. Il possible de changer à tout moment de classe, selon les besoins du moment (si vous trouvez le chapeau adéquat). Vous pouvez même améliorer les « distributeurs » de chapeaux pour améliorer la classe concernée. Il ne s’agit donc pas simplement de bourriner comme un soldat américain en mission de paix à Bagdad, mais de trouver un équilibre entre les différentes classes, et de jouer en équipe. Et comme toujours dans les jeux en réseau il vaut mieux jouer avec des amis qu’avec des parfaits inconnus, parce qu’un jeune boutonneux du nord de Londres n’a pas forcément les mêmes idées stratégiques que vous, et cela arrive même qu’il n’ai pas d’idées tout… Quand il joue contre vous ce n’est pas trop gênant, mais s’il joue dans votre équipe cela peut vite virer au cauchemar.
Un aspect fondamental du jeu est son environnement, vous pouvez ainsi construire des catapultes, des échelles, des ponts, des tours pour faciliter votre attaque ou votre défense. Et aussi détruire certaine partie du décor pour attaquer plus facilement le château de votre adversaire ou libérer des points de passage.
Je suis aussi fan du graphisme très enfantin, mais très trash avec des giclées de sang partout !
En résumé une très grand jeu, qui en plus coûte mois de 15 euros.
Force est de constater que je suis devenu avec le temps un vrai sérievore. Au point que cela devient parfois un peu compliqué de suivre toutes les séries qui m’intéressent. Ainsi le dimanche aux Etats-Unis sont diffusées 5 séries, que je suis avec assiduité. A savoir Mad Men, True Blood, Entourage, Weeds et Hung. Autant dire que mon pauvre routeur souffre le lundi !
Aujourd’hui j’aimerais vous parler de Hung. C’est sa première saison et une tentative de HBO de récupérer les feux de la rampe qui sont dans l’actualité plus sur des diffuseurs come AMC et Showtime, avec des séries comme Weeds ou Breaking Bad entre autres.
Hung ce n’est pas une série sur les dialectes du Vietnam, mais sur les aventures du prof de lycée Ray Drecker. Déchet du rêve américain, Ray avait tout pour réussir et une mauvaise blessure l’écarta à jamais de la route dorée de la réussite pour finir divorcé, ruiné et malheureux.
On fait la connaissance de Ray quand rien ne va plus, sa maison, héritée de ses parents, a brûlé, ses enfants sont partis vivre chez son ex qui a marié un riche docteur. Les dettes s’accumulent, son voisin lui casse les pieds, son équipe de basket perd… C’est le début de la fin, sans idées de comment s’en sortir, Ray s’inscrit dans un cours de « Comment devenir un millionnaire ». Où il découvre que chacun à un don qui peut le mener à la richesse. Le sien c’est d’avoir une grosse bite. En mal parlé américain Hung veut visiblement dire avoir un bras de bébé entre les jambes. Ray décide donc d’exploiter son membre et quoi de mieux pour arrondir les fins de mois que de devenir un prostitué… La suite je vous la laisse découvrir.
La série est bien écrite, les personnages fonctionnent très bien, le rythme est fluide et accrocheur. Le fait que chaque épisode dure 28 minutes y est certainement pour quelque chose. De plus actualité oblige, c’est un regard assez ironique sur ce que est devenu le rêve américain avec la crise économique mondiale. Une série, avec de l’humour et du sexe dedans.
Hung est diffusé tous les dimanches soirs sur HBO.
Cela fait un moment que je voulais vous parler d’un disque que j’écoute en boucle depuis le début de l’été. Il s’agit du nouveau disque de la chanteuse espagnole Bebe. Elle avait explosé le compteur des ventes avec son premier album en 2004.
Et il a fallu attendre 5 ans pour avoir droit au deuxième, et l’attente a valu largement la peine !
Bebe c’est d’abord des textes bien ficelés, très féminins, chargés de poésie, militants (violence conjugale, écologie…) ou personnels et parfois très sexuels. Le tout habillé par une musique folk impeccable.
Bebe mélange allègrement les styles et la qualité musicale impressionnante C’est frais, naturel, un vrai rayon de soleil par les temps qui courent.
Et s’il faut attendre encore 5 ans pour le prochain, bein on attendra, les bonnes choses prennent du temps !
C’est vrai que la gastronomie ce n’est pas trop leur truc, par contre les Britons n’ont pas à rougir de leurs séries. La semaine dernière je me suis tapé en one-shot les 5 épisodes de « Dead Set » une mini-série (chaque épisode dure 30 minutes, sauf le premier qui se déroule sur 60) produite par la chaîne britannique E4 avec plein de zombies dedans.
Tout commence sur le plateau du télé-réalité « Big Brother », il y a qu’en France où l’on a appelé cela pudiquement « Loft Story ». C’est jour d’expulsion et toute la production est en ébullition. Et pas seulement la prod d’ailleurs, il semblerait que plusieurs émeutes très violentes aient éclaté dans les grandes villes britanniques.
On craint même l’annulation de l’émission pour laisser place à un bulletin d’information du ministère de l’intérieur.
Ce ne sont pas des émeutes mais une épidemie de zombies, ne demandez pas d’où ils viennent, mais ils sont bien là. Et ils ont faim ! Très vite la situation devient dramatique et les rares personnes qui survivent à l’attaque doivent se barricader. Naturellement les « habitants » de la maison de « Big Brother » sont épargnés et ici commence la partie « survival » de la série. Je vous laisse découvrir par vous même la suite.
La série met naturellement en exergue les télé-réalités. Et critique ouvertement tout le monde qui gravite autour, que ce soit les spectateurs, les producteurs, les participants, les annonceurs ou la présentatrice de l’émission, tout le monde en prend pour son grade. Chose curieuse E4 est aussi le diffuseur du « Big Brother » réel en Grande Bretagne et ils ont utilisé les plateaux, la maison et même la vraie présentatrice de l’émission pour la série; de l’autodérision comme nos amis roastbeef savent si bien faire.
Ajoutons une excellente réalisation, des effets spéciaux bien gores, de l’humour britannique et des très bons acteurs et vous obtenez un horror survival de grande facture.
Chose curieuse personne ne parle de zombies dans la série, je ne sais pas s’il y a un copyrignt George A.Romero sur ce mot, mais c’est assez ridicule de voir les acteurs expliquer en 50 mots que ce sont des morts qui sont revenus à la vie, sans conscience, etc… Au lieu d’utiliser le mot zombie, cela leur laisserai plus de temps pour courir et peut-être s’en sortir !
C’est toujours bien d’avoir un copain plus geek que soi. Dans mon cas c’est incontestablement Cédric, même si Tonton Alias n’est pas loin derrière. Cédric m’a passé le lien d’un extrait d’un Batman de 1966, on dirait vraiment que c’est un sketch comique, par moments j’ai vraiment l’impression de voir un épisode du Flying Circus des Monty Pythons.
C’est juste énorme… oui je sais ma geekitude est en nette progression! Ma femme est au courant et elle est inquiète!
Il y a des jours où l’on croit être seul sur terre, incompris et abandonné. C’est pourquoi j’aime beaucoup internet. Un petit coup de Google et on se sent moins con. Une de mes phobies (en dehors des gars de plus de 25 ans qui font du skate) c’est la typographie Comic Sans. Cette typo immonde installée d’office dans Office (oui je sais elle est très facile, mais bon, je m’amuse comme je peux) a détruit logos, textes, affiches et autres supports visuels comme une armada de sauterelles affamées un champ de blé fertile. Oui mesdames et messieurs. La Comic Sans est abominable. C’est une verrue sur le nez de Joconde, une goûte de ketchup sur un bœuf bourguignon, un banjo dans un quintet de Jazz (oui j’ai la phobie du banjo). Vous l’avez compris, je n’aime pas la Comic Sans. On dirait une typographie faite pour un enfant de 5 ans (et c’est le cas, mais je suis cynique de base, pas en option). Dès que deux mots se suivent, c’est illisible. Et le pire de tout, c’est qu’elle est partout. Sans aller plus loin mon Directeur Général vénéré envoie ses mémos en Comic Sans (non je n’ai pas dit qu’il avait 5 ans, déconnez pas j’ai une famille à maintenir). Donc j’ai la phobie de la Comic Sans, mais j’ai découvert un site où plein de gens ont la même phobie. Du coup je me sens moi seul, presque bien. A quand les thérapies de groupe Comic Sans. Pour en savoir plus voici un excellent reportage qui illustrera bien mieux, que ma propose incertaine, mes propos!
Je me rends compte que l’informatique c’est un peu comme le côté obscur de la Force, plus on le pratique, plus le côté obscur nous absorbe. L’un des projets qui m’occupe en ce moment à l’agence ; est une borne interactive qui interroge son utilisateur sur ses habitudes de consommation d’alcool.
Sur ce projet nous avons tout fait, cela va du design de la borne au développement de l’algorithme qui permet de délivrer un rapport à l’utilisateur. Normalement mon travaille consiste à livrer une conception, autant graphique qu’informatique, viable pour le projet et ensuite de gérer les différentes équipes qui s’occupent de du projet, dans ce cas précis il y a le design et la fabrication de la borne, l’interface graphique du questionnaire et la programmation. Mais ça c’est dans la théorie…
On nous a livré la borne la semaine dernière, avec son écran tactile, son unité centrale et son imprimante. Jusqu’ici tout va bien… Mais voilà l’écran tactile ne fonctionne pas correctement. Après quelques coups de fils et consultations sur google, il s’avère que la version actuelle des drivers de l’écran ne marche pas avec la version de Linux (Ubuntu 8.10 pour les nerds) installée sur l’unité centrale de la borne.
Manque de pot pour moi, pas d’informaticien disponible à l’agence durant la semaine de Pâques, donc c’est pour ma pomme. Et mes connaissances en en Linux ne vont pas bien loin… Après avoir lu des pavés sur différents forums qui proposent plusieurs solutions à mon problème, je m’atèle à la tâche… Une journée de foutue a rentrer des codes et ordres sur le terminal. Moi mon petit monsieur, je dessine, je ne suis pas fait pour taper « sudo –s » comme un nerd drogué au Debian ! Résultat des course après une journée de prise de tête, l’écran de mes couilles ne fonctionne toujours pas correctement, il s’obstine à inverser les coordonnées et pas moyen de le calibrer…
Au moment que j’hésite à jeter la borne par la fenêtre et mettre le feu à ses restes, je reçois un mail du support technique du fabriquant de l’écran. Il m’envoie les derniers drivers, en version beta, tout fraichement arrivés leur service informatique de Californie. Je lis religieusement les instructions et les suit à la lettre.
Et après 30 minutes, je reboot la machine… et ô miracle, alléluia, chants célestiaux et petits anges qui font des loopings en laissant une traînée de nuages roses! Putain de sa mère ! Ca marche !
Je me suis retrouvé comme un con à danser la gigue… Comme je disais, plus on pratique l’informatique, plus on devient nerd !