Archive for the ‘Breves’ Category

déc
0

La musique adoucit les mœurs, mais pas la connerie…

La musique adoucit les mœurs, mais pas la connerie…

Je ne sais pas ce qui m’arrive en ce moment, mais mon blog prends des allures de mur des lamentations où je m’étonne, de manière très irrégulière malheureusement,  de la connerie humaine… Cela doit être l’âge.

Lundi matin j’ai lu un truc surréaliste dans El Pais, je veux dire surréaliste dans la catégorie Dali après avoir ingurgité une bonne dose de champignons hallucinogènes arrosés d’une cuvée concentrée de LSD.

Je m’explique, lors du Festival de Jazz de Sigüenza de cette année il y avait entre autres au programme un concert de Larry Ochs et son groupe. C’est un monsieur respecté pour son travail dans le milieu du jazz, il se situ plutôt dans l’aile contemporaine, mais n’est pas un extrémiste du bruitage sautillant. Donc le voilà en concert à Siguënza, le concert a commencé depuis un moment quand soudain il est interrompu par un spectateur qui crie au scandale. Ce mélomane à l’éducation douteuse prétend en effet que ce que joue monsieur Ochs n’est pas du jazz mais de la musique contemporaine, et qu’il vient d’appeler la police pour poser plainte, parce lors d’un festival de jazz il faut jouer du jazz ! Et l’histoire ne s’arrête pas là, ce serait trop facile !

La police arrive sur la scène du crime, c’est le cas de le dire, où le plaignant explique qu’il a une ordonnance médicale qui lui interdit d’écouter de la musique contemporaine pour des raisons psychologiques… Et les policiers décident qu’en effet la musique que joue monsieur Ochs ce n’est pas du jazz ! Ils sont fort les flics espagnols, ils ont une formation en musicologie et ils arrivent à faire la différence entre Archie Shepp et John Cage.

Bref un conseiller municipal a dû intervenir pour que le concert puisse reprendre normalement.

La prochaine fois que j’irais en concert je vais tout arrêter parce que la robe de la chanteuse est trop rouge et que le rouge cela me rend nerveux…

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sept
5

La peur du loup qui a la grippe!

La peur du loup qui a la grippe!

L’autre jour en jetant  un œil distrait sur les stats du blog (cela me fait penser que j’aimerais bien savoir qui lit régulièrement mes conneries depuis l’île de Mayotte), j’ai découvert que j’avais des liens rentrant depuis un site au nom bizarre de patatepoilpoulette (oui vraiment c’est bizarre), et j’y suis aller jeter un œil, pour une fois que j’ai un référencement qui ne vienne pas d’un pote….

Visiblement c’est le blog d’une fille qui s’appelle Marie et qui comme moi à tendance à parler de tout et n’importe quoi, c’est certainement ce qui m’a valu le référencement.

En lisant ses posts, je suis tombé un sur un truc qui me turlupine depuis un certain temps, j’ai nommé, attention roulement de tambours, le publique retient son souffle et se lave les mains : La grippe A.

En Espagne ces derniers mois les journaux ne parlent que d’elle (de la grippe pas de Marie, qui a un blog qui s’appelle patatepoilpoulette, faut suivre là-bas au fond).  Entre les pages consacrées à la crise et la grippe A, il reste à peine quelques misérables lignes pour parler de choses importantes comme le football.

Il y a tellement d’infos que je ne sais plus si on va tous mourir ou s’il faut vite acheter plein d’actions de Roche et au passage féliciter son directeur du marketing. J’ai l’impression que tout le monde cri au loup, mais que le jour où le loup sera vraiment là, plus personne le prendra au sérieux… Je rappelle pour la petite histoire qu’il y a deux ans, on devait tous mourir de la grippe aviaire.

Un joyeux bordel, visiblement on n’est plus capable de régler les choses avec du calme et du bon sens, tout doit se faire dans la peur… La peur du terrorisme, la peur de la débâcle économique, la peur sanitaire, la peur sociale, la peur jaune, la peur de descendre en deuxième division…

On rigole je vous dit… et dire qu’avec tout ça, on attend avec matendreepouse™ un troisième petit monstre pour février… Des parents irresponsables je vous dit !

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août
7

C’est les vacances

Obéissant religieusement à la statistique ibérique qui dit que le premier week-end d’août il faut se jeter sur les routes, nous avons pris nos vacances le 1er août. Et histoire de faire vraiment le Bidochon version Cervantes moyen, nous avons roulé pendant plus de 1200 kilomètres pour arriver à l’autre bout de l’Espagne. Enfin quand je dis : nous avons roulé, c’est une façon de parler, je dois avouer que pour une fois je sors de la moyenne, je n’ai pas mon permis de conduire. Certains y voient un manque certain de virilité, voir un déshonneur profond et il y en a même qui se disent que finalement je dois avoir une capacité cérébrale réduite… Et ils ont tous pas forcément tort!

Mais attention, j’ai promis, après une gentille suggestion de la part de ma tendre épouse, de passer mon permis avant la fin de l’année. Elle m’a parlé d’une école où en une semaine ; on peut passer son permis. Je m’imagine déjà l’instructeur chef, aux allures d’un Clint Eastwood mal embouché, me hurler dessus au petit matin : «Alors couille molle : sur une route de campagne est-ce que tu as le droit de dépasser un tracteur si celui-ci est équipé d’une moissonneuse-batteuse ? Râclure de fond de capote, tu as révisé ton code la route, ou t’es tellement con qu’il faudra te le faire rentrer par ton trou du cul ? » Ça promet!

Donc nous sommes au sud, en Andalousie, à Cadiz pour être précis. Dans une jolie maison pas loin de la mer. Première constation l’enfant andalou est comme le lapin des pilles Duracell, il dure et dure. Il n’est pas loin de 23.00 et il y une horde gamins de tous âges, les plus petits doivent pas avoir plus de trois ans, qui courent, crient et jouent dans la rue. Chose curieuse, entendre jouer des enfants dans la rue c’est agréable, ce n’est pas à Barcelone que cela arriverait, et c’est bien dommage. J’espère profiter de ces vacances pour écrire plus régulièrement, au pire je ferais une critique d’un album de musique progressif (le rédacteur de ce blog tient à s’excuser auprès de ses lecteurs pour ce dernier gag, qui est, ce qu’on appelle communément un « private joke » ou si vous préférez un gag qui ne fait rire que son auteur et avec un peu de chance la personne à qu’il est adressé, l’auteur tient aussi à préciser que c’est son blog et qu’il fait ce qu’il veut, non mais).

La suite au prochain épisode !

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juil
2

Déménagement

Mosaïques du solDans la série pourquoi je n’ai pas fermé ma grande gueule je crois que le mois dernier j’ai du décrocher ma mention d’honneur avec les félicitations du jury.

Avec ma matendreepouse™ nous avions visité, juste par curiosité, un appart à louer dans un immeuble où habitent des copains. L’appart était vraiment chouette, il y avait pas mal de travaux à faire (surtout au niveau de la salle de bain) et le loyer nous semblait un peu élevé vu la situation actuelle à Barcelone (les prix sont nettement à la baisse).

Je ne sais pas trop pourquoi, peut-être pour une question génétique, j’ai fait mon marchand de tapis et fait une offre qui aurait fait avaler son chilom au plus roublard des commerçant de la médina de Tunise. Et figurez-vous que l’agence immobilière accepta ma proposition. Du coup on avait un peu le dos au mur et avons dû organiser en 15 jours des travaux et un déménagement. Cela a donné des journées assez folles, la journée à l’agence et le soir dans l’appart à faire le manoillon (un petit helvétisme ne fait pas de mal de temps en temps).

Le jour du déménagement a été épique. Il a duré deux jours au lieu d’un. Avec panne de monte charge, panne de camion et nuit à l’hôtel inclus. Et finalement on se retrouve dans le nouvel appartement, avec pleins de cartons partout, youppie ! Moi et ma grande gueule !

Cela étant dit, quand je vois les mosaïques au sol de l’appart, je me dis que j’ai bien fait de l’ouvrir !

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juin
0

I want to believe

Entendu à la radio ce matin:

Les cultivateurs de pavot australien ont enfin découvert d’où vennaient les mysterieux cercles qui apparaissaient sur leurs champs. Et ils n’ont pas été fait par des ovnis qui se posaient là pour faire une petite pause, mais par les kangourous qui après avoir mangé des fleurs de pavot se mettaient à sauter frénétiquement en rond. Je vous le dis, les drogues c’est mal!

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juin
0

Betis

Je mentirais si je disais que je n’aime pas le football, et je mentirais encore plus si je disais que je ne suis pas l’actualité footbalistique. Mais désfois la ferveur de mes contemporains amateurs de balles rondes et hommes en short m’échappe.

Vous le savez peut-être, le Real Betis Balompié a été rélégué en deuxième division espagnole après un championnat désastreux. Le Betis est l’un des deux clubs les plus importants de l’Andalousie, l’autre étant son éternel rival le Séville. Le club est dirigé par Manuel Ruiz de Lopera, actionnaire majoritaire. Et disons que son modèle de gestion n’est pas calqué sur un manuel de savoir-vivre et de bonne éducation, s’il serait à la tête d’un pays on dirait que c’est un despote! Tout cela a amené le Betis en deuxième division, la honte suprême, surtout si l’on tient compte que le Séville est arrivé troisième du championnat et jouera en Champions.

Mais pourquoi je vous parle de tout cela, j’y viens justement. Figurez-vous que les supporteurs du Betis ne sont pas content avec monsiuer de Lopera et qu’il l’ont fait savoir en manifestant dans les rues de Seville (même si son nom l’indique pas le Betis est un club de Séville), plus de 60′000 personnes ont ainsi crié dans les rues leur ras-de-bol! C’est là que je me dis que ce pays est fou, 60′000 personnes dans la rue pour protester contre un dirigeant d’une équipe de foot… Cela me laisse sans voix, je vous laisse la preuve en image, ironie de l’histoire, les couleurs du Betis sont le vert, du coup cela me rappelle d’autres manifestations qui ont lieu ces jours dans un autre coin du monde… *sic*

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juin
0

Dans ton cul!

Oui, je sais, c’est vulgaire.

Mais hier le Conseil constitutionnel shadok a censuré la loi Hadopi. En déclarant que seulement un juge avait le pouvoir de couper l’accès à Internet d’un citoyen, considérant que l’accès à Internet est un droit fondamental.
Je ne dis pas que pirater c’est bien, je dis seulement que se la jouer « Big Brother » c’est mal. Et visiblement le conseil constitutionnel français pense pareille.

Alleloujah!

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juin
0

Dans l’intimité de l’isoloir

Décidément il règne chez moi une indiscipline narrative qui commence à m’inquiéter… il faudra peut-être prendre des mesures expéditives (qui crie le fouet, le fouet ?) pour y remédier.

Hier, en bon citoyen modèle je suis aller voter, chose rare j’ai pu y aller avec matendreepouse™. Elle a le sérieux défaut d’être française et peut donc uniquement voter pour les européennes en Espagne…

Donc, nous voilà au bureau de vote en amoureux, ou presque, en famille on va dire, vu que chacun de nous était accompagné d’une créature qui fait du bruit et qui trouve que les bulletins de vote feraient de superbes confettis.

Et voilà que matendreepouse™ se fige, et me regarde comme une tendreepouse™ qui cherche le soutien de sonmariquiassuregrave©, elle me dit d’une voix discrète : « Mais…. Il y a un seul isoloir ». Et c’est vrai, cela ne m’avait jusqu’à maintenant jamais frappé, dans les bureaux de votes de Barcelone (je ne sais pas si c’est pareille ailleurs en Espagne), il y a un seul isoloir et surtout personne l’utilise. Moi cela ne m’a jamais gêné, je prends mon petit bulletin et je le glisse dans une enveloppe. Mais à matendreepouse™ , qui vient du berceau de la démocratie moderne, cela l’a profondément choqué.

Finalement le vote ici est plus écologique, personne ne prend un bulletin pour chaque parti représenté pour en choisir un seul dans l’isoloir. Cela a comme conséquence, qu’avec un simple coup d’œil on peut savoir par où vont les tendances. Du coup je me suis rendu compte que dans mon quartier ça vote pas mal à droite, à droite nationaliste. Mais bon ça c’est une autre histoire !

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avr
1

Où va le monde…

Lu et vu dans tous les journaux du monde:

« Les Obama ont désormais un chiot, baptisé «Bo», cadeau du sénateur Ted Kennedy aux deux filles du président américain, Sasha et Malia. »

Et moi j’ai mangé des frites à midi.

Je vous jure, si Pulitzer relevait la tête…

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avr
2

Calçotada

_3140029Durant les mois de janvier à mars, quand vous vivez à Barcelone il devient difficile d’échapper à un week-end de calçotada . Des gens de bonne famille se réunissent (de préférence dans une ferme située au milieu de nulle part) pour manger, avec les mains, des oignons cramés au barbecue, le tout arrosé d’un vin qui pourrait trouer l’estomac d’un rhinocéros.

Les oignons en questions sont appelés «calçots». C’est un vulgaire oignon qui a été décalotté avant d’être planté et qui pendant sa croissance est enveloppé progressivement de terre pour qu’il pousse comme un poireau. Cela a donc la forme d’un poireau, mais le goût d’un oignon tendre. Une fois que le calçot est à la fin de sa croissance verticale, il est arraché de la terre et se retrouve avec ses frères calçots sur un gigantesque grille, où il va se faire carboniser, de préférence sur un feu préparé avec du bois de pieds de vignes. Quand sa première peau est noire comme le charbon, on le retire du feu et on l’enveloppe avec une dizaine de ses compagnons dans du papier journal (pour qu’il reste tendre). On l’amène ainsi paré, à table, où une horde de gastronomes du dimanches l’attend le ventre affamé.

Pour manger un calçot avec classe et élégance, il faut avoir la main ferme et le geste précis. Vous saisissiez de la main gauche l’extrême supérieur du calçot, et même temps,avec la main droite, vous coincez délicatement, mais sûrement, le bout inférieur carbonisé et d’un geste inéquivoque vous débarrassez le pauvre calçot de sa peau carbonisé.

Si vous avez procédé comme il se doit, vous vous trouvez avec un calçot dénudé à la chaire blanche virginale. Ne vous laissez point émouvoir par ce spectacle et sans vous attarder plus que nécessaire plongez généreusement le calçot dans la sauce prévue à cet effet (sauce nommé salvitxada par le fière peuple catalan ou sauce romesco par le commun des mortels). Une fois votre calçot onctueusement recouvert, portez le directement à votre bouche et tel un avaleur d’épées, engloutissez-le. Attention ne on mange que la partie blanche, avaler les feuilles vertes peut être interprété comme un manque de savoir vivre. Répétez tout ce procédé un bonne vingtaine de fois, vous pouvez alterner avec un petit coup de rouge. Si jamais mes explications vous semblent confuses, voir incompréhensibles,vous avez toujours la possibilité de voir ce que youtube en dit.

Une fois que vous croyez qu’il devient humainement impossible de manger plus, on vous apporte la grillade. En effet il serait dommage de ne pas profiter des cendres du barbecue pour faire cuire quelles côtes de porc, des saucisses, du lapin et quelques cuisses de poulets.
De retour chez vous, le ventre tendu et l’haleine incertain, vous vous jurez qu’on ne vous y rependra plus jamais, du moins pas avant l’année prochaine !

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