Au risque me répéter, ici ce n’est pas la panacée des produits de lait caillé. J’aime bien le Manchego, mais un peu plus de variété ne me ferait pas de mal. Faut dire que les fromages à base de lait de vache ne sont pas légion ici. Et que mes réminiscences helvétiques font que mes papilles gustatives se languissent d’un bon vieux Gruyère demi-sel.
De plus avec l’arrivée de l’arrière-saison, une envie présente de fondue s’est prise de moi. Donc le week-end dernier j’ai sorti le caquelon et je suis parti à la recherche de Gruyère et de Vacherin fribourgeois.
Le Gruyère ce n’est pas trop difficile, à première vue… Sauf que le Gruyère qu’on trouve ici est un produit pour l’exportation. Il est carré *sic* et d’une couleur pâlotte qui ne passera certainement pas l’hiver. Le goût se rapproche du Hollywood chewing-gum, sans la menthe, mais avec des relents de plastique playmobil. Bref c’est un truc infâme qui devrait faire mourir de honte la Gruyère entière.
Heureusement que matendreepouse™ à découvert une petite boutique de délicatessen qui vend du vrai Gruyère, para contre pas de Vacherin Fribourgeois, ils ont bien essayé de me fourguer du Vacherin Mont d’Or, mais mon regard méprisant les a certainement découragés à insister trop sur ce sujet… et passons sous silence leur théorie honteuse que la fondue se prépare avec du Emmental…
J’ai donc pu préparer une fondu de Gruyère pour toute la famille, mais j’aurais préféré une moitié-moitié.
Cela étant dit si vous connaissez un endroit à Barcelone où je peux trouver du Vacherin Fribourgeois et tant qu’on y est du Fendant je suis preneur. Une petite fondue de temps en temps, même à Barcelone, cela fait bien!

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Durant les mois de janvier à mars, quand vous vivez à Barcelone il devient difficile d’échapper à un week-end de calçotada . Des gens de bonne famille se réunissent (de préférence dans une ferme située au milieu de nulle part) pour manger, avec les mains, des oignons cramés au barbecue, le tout arrosé d’un vin qui pourrait trouer l’estomac d’un rhinocéros.
Hier soir grand match de football lors du quart de finale de la Champions League entre
Parmi les multiples défauts qui font mon charme, il y en a un qu’il ne fait pas bon d’aérer dans les milieu branchés et hypes… J’aime le foot. Oui mon bon monsieur, voir courir 22 gars derrière un ballon cela me fait kiffer, tirez-en les conclusions que vous voudrez. Mais soyons plus précis, j’aime regarder du foot à la télé, parce que pour jouer je ne jure que par le rugby… Je viens d’aggraver mon cas, j’aime regarder des gars en short et faire des mêlées avec des bonhommes de 120 kilos, et les films de gladiateurs me demanderiez-vous?
Parfois j’ai l’impression que je deviens un vieux grognon… Mais il y a des trucs qui me dépassent. Par exemple en hiver à Barcelone certains restaurants et cafés installent sur leurs terrasses des chauffages à l’extérieur. Pour moi c’est une aberration, d’abord à Barcelone il ne fait pas froid en hiver (faut dire que 4 ans au Danemark ça forge un homme) et s’il fait froid aller à l’intérieur… Mais chauffer dehors et dedans deviens un peu le climax du gaspillage à outrance… Mais pourquoi nous parle-t’il de chauffage en plein été se dira le lecteur étouffé par la vague de chaleur qui l’assaille… Bein justement, figurez-vous que ce weekend en promenade avec mes petits monstres et ma tendre épouse on s’est arrêté à la terrasse du