1 0 Archive | novembre, 2009
Barcelone

Gruyère mon amour…

Au risque me répéter, ici ce n’est pas la panacée des produits de lait caillé. J’aime bien le Manchego,  mais un peu plus de variété ne me ferait pas de mal. Faut dire que les fromages à base de lait de vache ne sont pas légion ici. Et que mes réminiscences helvétiques font que mes papilles gustatives se languissent d’un bon vieux Gruyère demi-sel.

De plus avec l’arrivée de l’arrière-saison, une envie présente de fondue s’est prise de moi. Donc le week-end dernier j’ai sorti le caquelon et je suis parti à la recherche de Gruyère et de Vacherin fribourgeois.

Le Gruyère ce n’est pas trop difficile, à première vue… Sauf que le Gruyère qu’on trouve ici est un produit pour l’exportation. Il est carré *sic* et d’une couleur pâlotte qui ne passera certainement pas l’hiver. Le goût se rapproche du Hollywood chewing-gum, sans la menthe, mais avec des relents de plastique playmobil. Bref c’est un truc infâme qui devrait faire mourir de honte la Gruyère entière.

Heureusement que matendreepouse™ à découvert une petite boutique de délicatessen qui vend du vrai Gruyère, para contre pas de Vacherin Fribourgeois, ils ont bien essayé de me fourguer du Vacherin Mont d’Or, mais mon regard méprisant les a certainement découragés à insister trop sur ce sujet… et passons sous silence leur théorie honteuse que la fondue se prépare avec du Emmental…

J’ai donc pu préparer une fondu de Gruyère pour toute la famille, mais j’aurais préféré une moitié-moitié.

Cela étant dit si vous connaissez un endroit à Barcelone où je peux trouver du Vacherin Fribourgeois et tant qu’on y est du Fendant je suis preneur. Une petite fondue de temps en temps, même à Barcelone, cela fait bien!

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Manger

Kokoro, cuina japonesa

Le week-end dernière nous fêtions avec matendreepouse™ nos six ans de mariage. Matendreepouse™ a eu la très bon idée de m’amener (on est un couple moderne, cela m’arrange bien du coup) dans un resto japonais dont on nous avait dit beaucoup de bien.  Le Kokoro, terme japonais qui désigne le cœur de quelque chose, l’âme en somme, je simplifie parce que c’est plus complexe que ça.

Le restaurant est petit et accueillant. Quatre ou cinq tables, on peut aussi manger au bar et voir le chef à l’œuvre. Décoration minimale, jolie parquet et un éclairage un peu trop violant en salle.

Le service est remarquable, simple, poli et chaleureux. C’est la femme du chef qui s’en charge, une catalane qui a épousé un japonais, le chef donc. La combinaison marche à merveille.

Mais venons à ce qui nous intéresse, la nourriture ! La carte est un menu unique qui change toutes les deux semaines, spécialisé en cuisine Kaiseki, nous avons eu droit à un véritable festin pour nos sens. La cuisine kaiseki obéit à des règles strictes. Les plats sont servis dans un ordre précis respectant certains usages. Chaque légume, chaque poisson doivent être de saison. Ils sont mis en scènes dans de multiples plats en laque, en porcelaine ou en bambou.

Le menu du Kokro est composé de sept plats et un dessert.  Aucun plat n’a déçu, sortent du lot l’Otsukuri (お造り), un sashimi avec des coquilles Saintes Jaques, thon et un autre poisson dont le nom m’échappe. L’Agemono (揚げ物), un tempura de kaki, artichauts et un rouget incroyable. Sans oublier le Yakimono (焼き物), des dés de veau avec une sauce ponzu à en faire pleurer un végétarien militant.

Le Kokoro offre aussi un large choix de Sakes qui accompagnent à merveille le repas.

Je ne peux que vous recommander l’endroit, c’est  un voyage à Kyoto au coeur de Barcelone.

Kokoro
Regàs 35
08006 Barcelona

Tel: 93 501 93 40 (ouvert le soir seulement)

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Philosophie de bistrot

Mort aux cons

L’autre jour à bord du Roissybus qui me menait comme son nom l’indique de l’aéroport Charles de Gaulle à Place de l’Opéra. Je suis tombé sur un détail qui m’a encore conforté dans l’idée que la terre est peuplée de cons…

Me voilà donc tranquillement assis à l’arrière du bus, je regarde par la fenêtre, où il y a écrit en grand « Issue de secours ». Juste à côté de la fenêtre il y a un petit pictogramme avec un peu de texte qui dit : « Briser la glace. Les marteaux brise vitre sont situés derrière le conducteur ».

Pour vous faire une idée le conducteur est à plus de 15 mètres de moi… Donc en cas d’accident, il faudrait aller vers le conducteur et revenir pour briser la vitre… Autant sortir devant à ce moment là, non? Et imaginons que ce soit un accident sponsorisé par Arnold Schwarzenegger, le bus serait renversé sur la route, en flammes avec des passagères qui saignent et gémissent partout. Je me vois très bien à ce moment là, avec un calme olympien dire à la dame qui tient un bébé dans ses bras : « Vous inquiétez pas madame, je vais de ce pas chercher le marteau brise vitre qui se trouve à l’autre bout du bus, le temps d’enjamber quelques cadavres, me brûler au troisième degré en traversant le feu qui sévit à l’avant du bus et par la même occasion réanimer le conducteur qui à l’air bien mal au point. » Autant écrire sur ce pictogramme « Briser la glace. Donnez un coup de boule contre vitre, il n’y a plus de marteaux brise vitre, on en a eu marre d’en remettre chaque fois qu’un petit con partait avec».

Un bel exemple de la connerie humaine: d’un côté le con qui dégrade tout bien public comme Hannibal fonçant sur Rome et de l’autre une administration qui trouve des solutions inutiles et ridicules…

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